5 freins pour se lancer en vanlife

Comme pour toute activité nouvelle, faire le premier pas est toujours la chose la plus difficile. Il en est de la vanlife comme du reste, il existe certains freins qui vous empêchent peut-être d’appuyer sur le bouton START. Dans cet article je liste les 5 freins les plus communs et vous donne des pistes concrètes pour les surmonter.

1-L’argent

L’achat du véhicule constitue à l’évidence un premier frein important. Certains pensent qu’il est impossible de se lancer en vanlife sans avoir acheté au préalable un camping-car flambant neuf, qui risque de commencer à 50000€ pour les plus basiques. En réalité, l’achat immédiat d’un véhicule neuf est à déconseiller fortement pour plusieurs raisons dont voici les principales:

  • Vous ne savez pas encore si la vanlife vous conviendra au final
  • Vous n’avez pas encore l’expérience nécessaire à l’évaluation des caractéristiques importantes du véhicule pour vous, et en tout premier lieu de sa taille. Il faut le vivre soi-même pour prendre conscience des avantages/inconvénients réels d’un petit ou d’un grand véhicule. Pour plus d’information à ce sujet téléchargez mon guide vanlife gratuit ci-contre.
  • La dépréciation d’un véhicule neuf est très grande, peut aller jusqu’à 30% la première année. Vous perdrez donc beaucoup d’argent si vous décider après un an de revendre votre camping-car.

Il existe des solutions alternatives bien moins coûteuses que l’achat d’un véhicule neuf:

  • La location: soit à un professionnel, soit à un particulier. Permettra de commencer à expérimenter la vanlife et voir si ce mode de vie vous convient à relativement peu de frais. Inutile de partir très loin ni très longtemps, vous pouvez commencer comme vanlifer du week-end.
  • L’achat d’un utilitaire et l’aménagement en van par vos soins: solution pas nécessairement la moins coûteuse mais qui vous permettra une configuration unique « sur-mesure » adaptée à vos besoins spécifiques. Cette solution nécessite toutefois d’être très bon bricoleur et prend du temps!
  • L’achat d’un camping-car d’occasion. A mon sens la solution la plus économique pour démarrer. On trouve en particulier certains « old-timers » (de 20 à 30 ans d’âge) pour des prix très accessibles, moins de 10000€. A ce prix-là vous n’aurez pas la technique la plus moderne, mais celle-ci n’est pas nécessaire pour commencer et peut toujours se rajouter par la suite. Le plus important est d’avoir une base saine, aussi bien au niveau du porteur (chassis + moteur) que de la cellule (structure étanche, aménagement intérieur en état correct).

Mis à part l’achat du véhicule, certains frais récurrents sont bien sûr inévitables: la location d’un emplacement de gardiennage si vous n’avez pas de parking gratuit à disposition (de 30€ à 80€/mois selon le cas), l’assurance (modérée pour un camping-car ancien, moins de 500€/an au tiers mais avec assistance comprise).

De plus, il est important de considérer non seulement ce qu’on devra débourser mais aussi ce que la vanlife permet d’économiser. L’utilisation du van pour les vacances, y compris en famille, permet d’économiser des frais d’hébergement et de restaurant. La vanlife en elle-même est très économique (si on évite les campings de luxe et privilégie les emplacements gratuits / les destinations peu fréquentées).

Dernier point concernant cet aspect financier: rien ne vous empêchera aussi par la suite de louer vous-même votre véhicule à de futurs vanlifers qui tout comme vous souhaitent se lancer dans l’aventure! Vous ne deviendrez pas riche avec ça, mais cela pourra couvrir une grande partir de vos frais fixes…

2-La peur de l’inconnu

Il s’agit d’une peur fréquente et commune à toute activité nouvelle. En vanlife, elle regroupe plusieurs aspects:

  • La technique: il s’agit de la peur de ne pas arriver à faire fonctionner correctement les dispositifs techniques d’un camping-car: gestion électricité et de l’eau, du gaz, comment vidanger ses eaux usées / sa toilette, comment gérer les pannes…
  • L’insécurité: l’idée de dormir en pleine nature peut effrayer au début. En réalité vous pouvez commencer par des aires de repos dédiées aux camping-caristes où vous ne serez jamais seul, voire même des campings. A noter qu’on se fait souvent une idée fausse de cette problématique: il est paradoxalement plus sûr de dormir dans une forêt isolée que sur une aire d’autoroute. Ces dernières sont largement plus fréquentées par des personnes mal intentionnées car celles-ci vont là où elles sont sûres de trouver « des proies »…
  • Les réglementations: qu’ai-je le droit de faire ou non en van? Où ai-je le droit de dormir ou pas? Ce n’est pas bien compliqué en réalité, surtout en France. Cela ne doit pas être un point bloquant pour démarrer, les règles s’apprennent au fur et à mesure.
  • La destination. Si la peur de ne pas trouver de destination « adéquate » vous retient, prenez conscience que la destination n’a en réalité aucune importance pour le vanlifer, car la véritable destination est le chemin.

La poursuite du bonheur nécessite de surmonter ses peurs afin d’oser agir. La peur disparait ou s’atténue fortement en agissant.

3-La peur du manque de confort

Certains craignent de ne pas pouvoir s’adapter au confort moindre de la vie en van. A ceux-là je réponds que la vie en van est beaucoup plus confortable que de faire du camping sous la tente! Il importe donc de voir le verre à moitié plein et non à moitié vide 😉 .

Pour faire simple: plus le van est grand, plus son confort est potentiellement élevé aussi. En effet non seulement l’espace de vie disponible est plus grand, mais les capacités de stockage en fluides (eau, gaz, électricité) sont également plus grandes. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’une grande taille entrainera avec elle des difficultés supplémentaires de circulation et de stationnement (voir le point no5 ci-dessous). Tout est donc affaire de compromis…

Il faut bien comprendre qu’on ne vit pas en van de la même façon qu’on vit en appartement ou en maison. Il faut s’adapter à une certaine forme de minimalisme, une philosophie de vie différente de celle de la société de consommation. Cela ne voudra pas dire sacrifier son hygiène, mais prendre une douche rapide au lieu de laisser couler l’eau indéfiniment… Bien qu’il soit possible de regarder la télévision en van, cela n’est pas nécessairement une bonne idée et d’autres activités plus enrichissantes sont bien préférables…

4-La peur du vide

Une autre peur fréquente, que l’on peut hésiter à s’avouer, est celle de ne plus savoir quoi faire et de se retrouver seul face à soi-même. Mais c’est justement un des buts de la vanlife: se retrouver (ou se découvrir) soi-même. Se couper de la connexion permanente et addictive aux autres (voir déconnecter pour reconnecter), pendant un moment, et passer du temps seulement avec soi-même. Partir pour devenir soi-même.

Ici aussi, il est possible de procéder de façon progressive. Vous n’êtes pas obligé de vous couper totalement du monde à votre première sortie en van. Au début vous pouvez parfaitement « rester connecté » par votre téléphone portable ou votre ordinateur, et vous déconnecter progressivement au fur et à mesure des sorties.

5-La peur de conduire

La peur de conduire le van est le dernier frein. Peut-être avez-vous vu certains de ces très gros camping-cars poids-lourd à la télé dans un reportage. En fait, il existe des camping-cars de toutes tailles, et il est effectivement plus simple de commencer avec un modèle compact (6m de longueur au maximum). Il se conduira alors comme un petit utilitaire, et pourra se garer (presque) partout. Bien entendu, le confort sera inférieur à celui d’une grosse unité, comme indiqué au point 3 plus haut. Mais ainsi vous accumulerez de l’expérience et serez mieux en mesure de connaitre vos vrais besoins. Par la suite, il sera toujours possible de changer pour un modèle plus grand, si c’est ce que vous souhaitez. Surtout, ne vous laissez pas influencer par les commerciaux des concessionnaires ou des salons de véhicules de loisirs, qui bien sûr essaieront toujours de vous convaincre que vous avez absolument besoin de tel ou tel dernier gadget « indispensable ».

Et vous?

Qu’est-ce qui vous empêche encore de faire ce premier pas? N’hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires ci-dessous, je prendrai bien sûr le temps de les lire et de vous répondre personnellement.

Une dernière chose: si la seule chose qui vous manque est une petite dose de courage, n’hésitez pas à lire le courage de se lancer… Et si vous n’être pas encore absolument convaincu de l’intérêt d’expérimenter ce mode de vie particulier, vous pouvez aussi lire 10 bénéfices concrets de la vanlife.

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