Un nom et deux dates

C’est généralement tout ce qu’il restera de nous d’ici 100 ans. Pourquoi? Ce sont les seules informations écrites la plupart du temps sur une pierre tombale: notre nom, date de naissance et date de décès. C’est sûrement un peu douloureux à réaliser et à admettre que notre vie puisse se résumer à ces simples informations, mais c’est une prise de conscience nécessaire pour nous aider à nous bouger, à quitter notre petit confort quotidien et à agir. Je vous explique pourquoi et comment déjouer le faucheur dans la suite. Ne vous inquiétez pas, je vous promets qu’il n’y a rien de macabre ou lugubre ici, mais au contraire un message d’espoir et d’incitation à vivre une vie pleine et entière!

Pensez-y, est-ce que vous vous souvenez de vos arrière-grands-parents? Probablement peu voire pas du tout, en supposant que vous ayez eu la chance de les connaitre. Et pourtant vous n’êtes séparés d’eux que par 3 générations, soit en moyenne 60 ans. Un siècle représente 5 générations. 5 générations après votre décès, aucune personne ne vous aura connu vivant et ne pourra donc se souvenir de vous. A ce moment-là, tout ce qu’il restera de vous sera les traces que vous avez laissées de votre passage sur cette Terre, ce que vous avez construit de tangible. On pense souvent à sa descendance, à ses enfants et à leurs enfants, bref la chaine de la vie. Effectivement cela sera une trace tangible, mais une trace impersonnelle. Impersonnelle en ce sens que, à moins d’être passionnée de généalogie et d’être remontée jusqu’à vous, votre descendance ne vous connaitra pas par votre nom. Et même si elle fait cet effort, vous serez aussi représenté par un nom et deux nombres dans une case de l’arbre généalogique…

Ce constat peut paraitre triste, c’est pourtant la réalité. Notre existence physique est éphémère. Mais à la différence des animaux qui ne peuvent pas se projeter dans le futur, les êtres humains ont cette capacité. Une fois ce constat effectué, nous avons généralement trois choix possibles:

  1. Essayer de l’oublier
  2. Compter sur la religion
  3. Agir

L’oubli

La première solution, l’oubli, est peut-être la plus facile. Se boucher les yeux, vivre au présent, ne pas se préoccuper de ce qui se passera « après nous ». Cette vue court-termiste est aussi celle qui a conduit à abuser des ressources naturelles de notre planète, avec un impact négatif sur l’environnement que nous commençons seulement à réaliser et qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour les générations futures. Mais ceci est un autre sujet. Le risque pour nous de nous boucher les yeux est surtout d’avoir des regrets au moment de notre vieillesse, si nous avons la chance de vivre celle-ci. Plus nous approcherons de « la fin », plus ces regrets augmenteront et se feront sentir, avec le risque qu’ils gâchent littéralement notre fin de vie. Les regrets sont une chose terrible, nous ne voulons sûrement pas fermer les yeux en étant remplis de ce sentiment du « j’aurais dû, j’aurais pu… ». Voici le top 5 des réponses des personnes en fin de vie questionnées sur leurs plus grands regrets au moment de partir:

Si vous ne voulez pas éprouver ce terrible regret d’être « passé à côté de votre vie », l’oubli n’est pas une solution.

La religion

Le « fond de commerce », la raison d’être de beaucoup de religions est justement de combler ce vide de « l’après ». Effectivement, la croyance en une « vie d’après » est rassurante et peut même constituer un alibi pour se contenter de sa situation présente. On pourrait se dire: peut-être que ma vie actuelle n’est pas satisfaisante sur tel ou tel point, mais ce n’est pas grave car la suivante sera meilleure. La promesse puissante de « la vie éternelle » peut nous servir de consolation pour les peines subies ici-bas, elle a été exploitée dans le passé par les puissants pour maintenir le peuple dans sa condition inférieure et éviter qu’il ne se révolte.

La croyance en une religion ou une autre étant entièrement personnelle, il ne m’appartient pas de la juger ou de la critiquer. La voie de la religion n’est cependant pas nécessairement exclusive et ne nous empêche pas d’emprunter le dernier chemin: le passage à l’action.

L’action

La troisième voie consiste à utiliser son temps pour grandir, apprendre, devenir nous-même et nous réaliser. De cette façon, nous pouvons avoir un impact sur les autres et laisser une trace. Il existe bien sûr de multiples façons de le faire, à chacun de trouver celle qui lui convient. Pour cela il est important d’investir sur soi-même (le meilleur investissement que vous puissiez faire de toute votre vie, car votre développement personnel est la clé), afin de trouver sa voie. La vie en van constitue un moyen efficace pour s’isoler du bruit et de l’agitation ambiantes afin de travailler à cet objectif. Lisez partir pour devenir soi-même pour en savoir plus.

Quoi que nous fassions, il est important de réaliser que le temps est le seul facteur qui nous limite. Avec la persévérance, une foi inébranlable, et des tentatives répétées jusqu’à réussir, l’échec est juste impossible. Chaque échec est simplement une expérience acquise qui nous rapproche du succès. Le temps est donc notre capital le plus précieux, bien plus précieux encore que toutes nos possessions matérielles. Ne le gaspillons pas!

Pour déjouer le faucheur et laisser comme trace de vous-même autre chose qu’un nom et deux dates, appuyez sur le bouton START!

2 réflexions sur « Un nom et deux dates »

Laisser un commentaire